Parlons d'hypnose

Notre façon de nous exprimer reflète notre représentation des événements.

Ne vous arrive-t-il pas de vous dire, in petto ou à haute voix : « La maison a besoin d'un coup de ménage, c'est une vraie catastrophe ! ».

Ou encore : « J'ai eu du mal à m’endormir, hier soir, c'est terrible !».

Ou bien de vous crisper sur une pensée du genre : « Mon gâteau est trop cuit, c'est un désastre ! ».

Intellectuellement, vous faites bien sûr la différence entre un désastre et le gâteau trop cuit, j'en suis certain. Mais dites-vous que si vous l'exprimez ainsi, c'est qu'une partie de vous le croit. Cette partie de vous n'est pas votre intellect. C'est une partie plus intérieure de votre esprit. Une partie qui fabrique automatiquement des images de ce que vous exprimez.

Autrement dit, lorsque vous vous dites que le ménage est une catastrophe, même si vous savez que ce n'est pas le cas, cette partie-là de votre cerveau fabrique l'image d'une catastrophe. Et que se passe-t-il lorsqu'un voit une catastrophe, à votre avis ? Eh bien, on n'est pas très à l'aise, n'est-ce pas ?

Cela génère sans aucun doute de la difficulté à vous détacher du sentiment, bien légitime, que l'on peut ressentir quand on est confronté à un désastre. Sauf que cette difficulté est sans commune mesure avec la cause !

Si vous avez suivi jusque là, vous avez compris qu'en utilisant cette façon de penser ou de vous exprimer, vous entretenez ce processus.

D’accord, allez-vous me dire, mais je ne sais pas comment faire autrement !

Un bon début, c'est d'en prendre conscience pour reprendre le pouvoir. Ensuite voici un petit outil utile¹ pour prendre de la distance. Quand vous vous entendez dire « catastrophe » évaluez-en l'importance sur une échelle de 0 à 10.

Puis demandez-vous ce qui pourrait être pire que ça. Et faites également une évaluation de 0 à10 de ce "pire".

Pour finir, ré-évaluez la première catastrophe, et vous verrez que votre estimation a forcément diminué, voire disparu.

Un exemple ? En portant la poubelle à l'extérieur de la maison, le sac se perce et les ordures se répandent dans l'entrée ! Catastrophe ! Bon, j'évalue : allez, je mettrai 6/10 (parce que je vais devoir tout ramasser, et nettoyer, et personne ne va m'aider, parce que je n'ose pas demander, parce que c'est mon problème, et de toute façon, personne ne m'aide jamais... etc...)

Je m'arrête, et je me demande, « Qu'est qui pourrait être pire que ça ? ». Ben, par exemple, une inondation du lave-vaisselle. Ah oui, là, ce serait vraiment pire ! Et ça, je le mets à combien ? Je dirais 8/10, (parce que ramasser l'eau, c'est plus difficile que de ramasser des têtes de poissons, que là, il faut sortir les serpillières, et appeler le plombier ou peut-être les pompiers... !).

Quand je reviens à mon sac poubelle, je me dis finalement que, c'est pas si grave que ça ! Et mon chiffre tombe tout de suite à 0 !

Allez, vous essayez quand ?!


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