Parlons d'hypnose

Article publié en novembre 2013 sur hypnoblog, le blog d'un hypnothérapeute

Sentiment d'étrangeté dans le métro, où je réalise que je suis à Paris, alors qu'il me semble avoir juste quitté Lyon ...

A peine 2h30 plus tôt, je plonge, après une gorgée d'air du dehors, comme en apnée, dans la matrice souterraine des communs transports léonins.

La météo annonçait la pluie. Hésitation avant de clore le bagage: imperméable, ou non ? La fugitive certitude que le ciel d'Hadès sera clément m'y fait renoncer.

Quelques gouttes avant de me laisser happer par le funiculaire - une plongée sans bouteille mais par paliers. La descente aux Enfers Urbains. Des hauts de Lyon, la longue glissade me dépose aux portes du métro, qui, là, courageux, doIt franchir l'obstacle de deux fleuves, non pas dessus, mais sous eux, plus profond encore dans les entrailles terrestres, serpentant.

Puis les couloirs, les gens, les bagages de plus en plus nombreux montrent clairement vers où, tous, nous nous dirigeons ...

Une brève remontée, quelques mètres à franchir jusqu'à la maison du rail.

La cohue des Pas Perdus, l'arrivée du Très Gros Véhicule. Rideau d'eau sur la voie, pieds au sec sur quai couvert.

1h30 de roues de fer semble quelques minutes dans l'épais livre sur mes genoux, absorbé (une autre sorte de plongée).

Puis la transhumance, cette vague hétéroclite de piétons caparaçonnés d'oreillettes et d'écrans se ruant vers d'autres couloirs, plus longs, d'autres marches, plus hautes, mais les mêmes, en somme.

Et là, Châtelet, je tasse à grand peine ma valise dans des jambes, puis d'autres jambes, Japonaises, ou Russes, me tassent à mon tour, et encore écrasent, tentant de monter avant d'être coupées en deux par les impitoyables portes. Ah oui, je ne suis plus à Lyon, je suis bien à Paris. Le mètre carré est plus cher ici, même en sous-sol !

Vraiment étrange ce sentiment de n'avoir pas parcouru 450 Kilomètres et d'être en quelque sorte toujours dans la même ville. Une ville immense, entièrement souterraine. Lyon - Paris dans un tunnel.

L'idée se prolonge dans le reste de l'aventure vers l'Ouest-Lointain, de nuit. La vision de l'extérieur, disparue, à peine quelques secousses, tout cela brouille les repères et laisse l'impression d'un voyage quasi immobile.

Enfin, l'arrivée, plus de couloir, d'escalator, ni de souterrain, mais la campagne ... et la pluie.

La météo annonçait la pluie, j'ai traversé le pays de part en part, sans presque m'en apercevoir, et sans me mouiller. L'imperméable est dans la valise ...


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